PORT GRIMAUD a 43 ans : Et depuis 43 ans on essaie en vain de trouver des mesures efficaces afin de protéger l'intimité nécessaire de chaque copropriétaire face à une invasion estivale de visiteurs, sans gêner la prospérité des commerces locaux. Déjà le 10 Avril 1971, alors même que l'hôtel du Port n'était pas encore ouvert, que l'Église en était aux fondations, que la cité était toujours en chantier, une réunion d'information des copropriétaires s'était tenue à la Maison Commune... au cours de laquelle était reconnu " comme fondamental pour l'avenir de PORT GRIMAUD, que soient prises toutes mesures nécessaires afin de protéger le caractère de zone résidentielle d'agrément où la recherche du calme, d'un certain style de vie de bonne compagnie, et le respect de valeurs esthétiques seraient admis par chacun comme principe de la vie commune." Et l'on évoqua, déjà à l'époque, que soit interdit les groupes organisés "tels que groupes de touristes en autocar" ou colonies de vacances " au moins pendant les périodes de haute saison ou de vacances où la plupart des propriétaires sont présents"... Mieux encore, on envisagea, afin de filtrer les personnes entrant à Port Grimaud par les vigiles, outre une tenue correcte exigée, que tous les résidents puissent " présenter un petit insigne très discret, de métal émaillé à porter en breloque, en bague, en bouton ou en broche"... Autre proposition, très surprenante à cette époque, puisque la plaisance n'en était qu'à ses balbutiements, "Tous les bateaux supérieurs à 10m, devront s'arrêter à la Capitainerie"... 43 ans plus tard, les mêmes propositions refont toujours surface... Il faudrait trouver une solution, c'est une évidence, afin que les copropriétaires qui viennent la plupart du temps pendant les congés scolaires, souffrent le moins possible de cette invasion touristique, si indispensable aux commerces locaux. François SPOERRY en construisant PORT GRIMAUD , avait prévu plusieurs petits quartiers résidentiels, dont l'intimité est assuré par le franchissement d'un pont ou en passant sous un porche. Ces zones habitables dédiées au repos, sont situées à l'écart du centre vivant et des commerces du village. Il en est ainsi de la rue de l’Île longue ou de la rue de la Tour, du quartier du Ponant et des îles aux pins et du couchant, de PG2 et PG3. Récemment, des barrières sont venues renforcer la préservation de ces îlots résidentiels. C'est vrai que les nouveaux propriétaires d'une maison ou d'un appartement dans le village, connaissent, avant d'acheter, le succès de la cité lacustre qui attire un grand nombre de visiteurs. C'est vrai qu'ils peuvent choisir un quartier calme afin d'éviter le plus possible les nuisances causées par cette foule. C'est également vrai que l'on peut fermer ces quartiers résidentiels afin d'en préserver l'intimité: La visite guidée de la cité lacustre que je propose sur ce site, va de la poterne à la place de l'église où l'on trouve réuni, tout ce qui fait le charme de notre cité mais aussi un résumé de l'architecture provençale qui a inspiré François SPOERRY. Tout est là, inutile d'aller se promener dans les quartiers résidentiel pour comprendre et découvrir le charme de PORT GRIMAUD . D'autant que la rue de la Tour a énormément perdu en beauté avec ses cours et jardins un peu trop dissimulés derrière des protections trop hautes, contrairement à la rue de l'île longue qui reste une des plus belles de la cité, avec ces cours d'entrée en grande majorité ouvertes et verdoyantes ... C'est vrai que ceux qui achètent un appartement place des Artisans ou place du Marché, doivent bien comprendre qu'ils ont choisi en toute connaissance, un quartier animé avec une foule importante en été. François SPOERRY était un architecte de génie mais aussi un grand rêveur: Ce village qu'il créait, il y a 43 ans, devait être celui de pêcheurs et de marins. La navigation de plaisance n'existant pas ou peu, il pensait qu'une collectivité pouvait séjourner ici à l'année, vivant de la mer. Tout était prévu dans sa cité: administrations indispensables, commerces variés, artisans, médecins, école! PORT GRIMAUD a eu beaucoup de succès, les maisons se sont très bien vendues, mais en résidences de vacances... Ce qui devait être un village vivant et animé toute l'année, n'est en fait qu'une vaste résidence secondaire, pratiquement vide l'hiver ( environ 300 résidents ), et surchargée l'été... L'école a disparu. de nombreux commerces indispensables aussi: boucherie, poissonnerie, boulangerie, droguerie, pâtisserie, coiffure, banques, fleuristes, cinéma... Ouvertes dix mois sur douze, comme l'exigeait le Règlement intérieur en 1974, la plupart des boutiques n'ouvrent plus que 6 mois par an. Ces commerces ne peuvent pas vivre uniquement des copropriétaires. Il leur faut un apport extérieur très important pour être rentable... Le tourisme est indispensable pour leur survie. Ils ont donc besoin de ces visiteurs. Et l'on se trouve dans un problème impossible à gerer: Des copropriétaires qui se sont trompés d'endroit en achetant une maison de village et non une propriété isolée, et croient pouvoir fermer la cité pour trouver calme et intimité. Des commerces qui ne trouvent de rentabilité qu'en espèrant le plus de visiteurs possible durant une période estivale qui s'est racourcie au fil de ces dernières années.
Ce problème n'est pas propre à PORT GRIMAUD : Le golfe de Saint Tropez est trop désert l'hiver, et 'bouchonné' l'été. Un étalement des vacances rendrait la vie plus agréable. Que cette foule 'vacancière' se répartisse sur 8 mois de l'année plutôt que 2 ou 3, et plus aucun copropriétaire, même aigri, ne songera encore à fermer la cité parce qu'elle deviendra un vrai petit paradis... En attendant, et depuis 43 ans, toujours les mêmes fausses solutions sont proposées régulièrement, par des copropriétaires ne comprenant pas qu'ils ont choisi de vivre dans un village lacustre. Etrange que les heureux et prestigieux propriétaires de ces beaux palais qui bordent les canaux animés et particulièrement bruyants de Venise ne se soient jamais posés ce genre de questions...